Fil d’actu du 14 février 2026

1.   Les SECPA sont sauvées

Nous avons évoqué le risque des expérimentations avec l’annonce de la fin de l’expérience SECPA de l’article 51 (Structures d’exercice coordonnées participatives). Ce sont 26 MSP et centres de santé qui sont concernés (et non 51 écrit par erreur). La réaction des équipes a été valeureuse et elle a poussé maires et députés des territoires concernés à remuer le landerneau politique. La ministre Stépanie RIST a déclaré que le financement de ces structures serait poursuivi d’une manière ou d’une autre. Ce sont 14 millions d’euros par an qui ont été mobilisés pour ces structures de soins exerçant dans des territoires fragiles. Bonne nouvelle et réussite d’une mobilisation de bon aloi.

 

2.   Du ménage autour des « centres de soins non programmés »

L’IGAS, Inspection générale des affaires sociales a publié un rapport qui date d’octobre 2025 sur les « centres de soins non programmés » qu’elle préférerait nommer « centre de soins immédiats ». Pour rappel, les lignes sur ces centres dans la loi de financement de la sécurité sociale 2026 ont été retoquées par le Conseil Constitutionnel, car considérées comme cavalier législatif. Le rapport dénonce le flou qui existe autour de ces structures dont même le nombre est incertain : entre 372 et 688… L’IGAS suggère de faire le ménage car trop de centres n’ont pas lieu d’être. Un cadre conventionnel permettrait la reconnaissance des seuls centres avec plateau technique et en complémentarité de services d’urgence. La synthèse se conclut par cette phrase : « La mission considère que dans un contexte de pénurie de médecins, il serait en effet préoccupant de soutenir des modèles qui peuvent trouver une patientèle aisée et urbaine, alors même que les besoins sont importants dans des zones rurales, ou au service d’une population vieillissante, parfois polypathologique, avec des besoins de coordination des soins forts, nécessitant un travail conséquent de leur médecin traitant pour organiser leur parcours ». Logique, car il n’est pas normal qu’à formation équivalente, certains ne traitent que l’aigu quand d’autres s’occupent des patients porteurs de polypathologies et de cas complexes.

 

3.   La prévention en « projet de société »

Le géographe de la santé Emmanuel VIGNERON, récemment élu à l’Académie de médecine publie une tribune dans le Quotidien du médecin signée de plus de 20 académiciens et de quelques autres. Il nous rappelle que : « le système de soins n’est responsable que de 20 % de l’état de santé des personnes, les 80 % restants étant liés à d’autres déterminants ». De quoi donner envie de relancer votre projet de santé autour de quelques actions de prévention en partenariat avec associations ou élus locaux.

 

Bien cordialement.